Romanceor
 
 

Le Gravier

Ouagadougou, le 20 décembre 20092 minutes.
Pensez à utiliser le mode plein écran.

« Elle est en train de ramasser du gravier… pour aller entasser. En faire une charretée, quelle doit revendre, pour nourrir sa famille. Elle fait ça depuis mon enfance. »

Inscrit dans le cadre d’un repérage pour un projet de réalisation à Ouagadougou, ce document constitue un bref aperçu de ce que ne sera pas le film.

Un studio à Ouaga

Dans un salon de 40m² au cœur de Wemtenga défilent proches et amis sous quelques 1800 watts de lumière continue.
Une boîte à lumière constituée d’un carton de frigo et de papiers aluminium et calque, un parapluie récupéré dans un container nouvellement arrivé à côté du Roodwoko, des pieds réalisés par les soudeurs du six-mètres du maquis fameux entre tous La Bulle… un matériel maison dans un studio/salon.

Cliquer sur les photos pour les ouvrir en grand dans la galerie.

Astrid
Astrid

Gérard
Gérard

Kantala
Kantala

Mike Kobal

Quand le débit me le permet, je ne manque pas de consulter le blog de Mike Kobal, dont les projets et les réalisations vidéos se rapprochent de ce que je veux faire de mon appareil photo.

Sous chacune de ses vidéos, une petite explication du projet et quelques détails techniques concernant la réalisation. Toujours de la bonne musique, ici un morceau d’Amadou et Mariam.

Last Minute Marathon Tips: shot with Nikon D90 from Mike Kobal on Vimeo.

De l’avant-retouche

A gauche, le fichier brut. A droite, le fichier développé.

CC-by-sa Roman BonnefoyCC-by-sa Roman Bonnefoy
Portail San Alipius de la Basilique Saint-Marc de Venise
Image libre disponible sur Wikimedia Commons

Entre la prise de vue et la diffusion de la photographie, on distingue deux étapes dans le traitement : le développement, et la retouche.

Le développement consiste d’abord à combiner des modifications telles que balance des blancs, teinte, exposition, restauration, luminance, noirs, luminosité, contraste, clarté, afin de dégrossir le travail. Puis viennent d’éventuels redressement, recadrage, débruitage et renforcement… dont l’essentiel est effectué ensuite sur le fichier dynamique obtenu, grâce à des filtres qui permettent de travailler avec plus de précision sur le développement.

CC-by-sa Roman BonnefoyCC-by-sa Roman Bonnefoy
Un Ouagalais en pleine activité
Image libre disponible sur Wikimedia Commons

Notons que pendant cette première étape à aucun moment les pixels de l’image n’ont été modifiés individuellement : il s’agit exclusivement de réglages généraux et de filtres dynamiques appliqués globalement. Ces clichés restent donc des « originaux », non encore retouchés. En effet, la retouche n’est effectuée qu’ensuite, sur le fichier pixelisé (ou statique), pour effectuer des distinctions de zones sur l’image, ou des corrections ponctuelles par exemples.

Santiago de Chile

Peut-être que pour pouvoir dire avec ses photos « regardez comme le monde il est beau, regardez comme il est gentil », il faut savoir que ce n’est pas vrai, il faut le dire en ayant conscience que ça n’est qu’un sourire dans une horreur. On se doit de photographier, d’aimer, « le courage discret, l’endurance de ceux que nous côtoyons tous les jours », de manière tendre ou violente, mais jamais avec la dégoulinante condescendance du fasciste latent.

Carlos Fernandez Correa est le premier portrait de la galerie répondant au nouveau tag chili de la galerie, qui propose un bref aperçu de l’album du même nom.